Exposition permanente » Galerie des Dinosaures

  • Photo of the head of an oviraptor skeleton
  • Photo of a cryolophosaurus skeleton
  • Crocodile 'Bernissartia fagesii' in the Dinosaur Gallery
  • Scholar group visiting the Dinosaur Gallery
  • Iguanodons of Bernissart in the Dinosaur Gallery

Galerie des Dinosaures

Avec plus de 3000 m2 et des dizaines de spécimens, la Galerie des Dinosaures est aujourd'hui la plus grande salle d'Europe entièrement consacrée aux dinosaures, à leur découverte, leur vie, leur évolution…

Apparus il y a près de 230 millions d'années, à la fin du Trias, les dinosaures se sont diversifiés et multipliés au cours du Jurassique, colonisant tous les continents. Puis à la fin du Crétacé, il y a 65 millions d'années, ils se sont éteints. Mais ont-ils vraiment tous disparu ? Pas si sûr…

Dans la salle, assistez à la mort d’Olorotitan, testez vos connaissances en fossilisation, affrontez un Pachycephalosaurus virtuel, écoutez le cri du Parasaurolophus, familiarisez-vous avec la cladistique, manipulez des crêtes d’hadrosaures…

Éléments remarquables

Les Iguanodons de Bernissart
  • Photo de la cage des iguanodons de Bernissart
  • Télégramme qui annonce la découverte d'ossements dans la mine de Bernissart en 1878
  • Premier montage des iguanodons avec un échafaudage dans la Chapelle Saint-Georges
  • Le tout premier spécimen monté d'un ‘Iguanodon bernissartensis’ dans la cour intérieure de l’ancien Hôtel de Nassau
  • des squelettes partiels d'iguanodons tels qu'ils gisaient dans la mine

Leurs squelettes – une trentaine plus ou moins complets et encore articulés – sont découverts à la fin du 19e siècle, dans le charbonnage de Bernissart, en Belgique, à 322 m de profondeur ! À l’époque déjà, les visiteurs viennent du monde entier pour les voir « en position probable de vie ».

Joyau du Muséum et véritable trésor national, ils sont désormais exposés dans une cage vitrée de 300 m2, construite sur 3 niveaux (ne manquez pas le « gisement » et le récit des fouilles au sous-sol !), qui permet d'observer chaque spécimen sous son meilleur angle.

Marchaient-ils sur 2 ou 4 pattes ? Appartenaient-ils à une seule espèce ? Comment sont-ils morts ? Où vivaient-ils ? Y en a-t-il encore à Bernissart ? … Découvrez les réponses à ces questions et devenez un spécialiste des iguanodons !

Ben, le platéosaure
  • Le crâne de Ben a dû être complété par une partie moulée sur un autre spécimen. (photo : Thierry Hubin, IRSNB)
  • Les os fossilisés de Ben ont été exhumés dans la carrière d’argile et de marne de Frick, en Suisse, en 2007. (photo : Ben Pabst)
  • En mai 2016, quatre caisses en bois, un demi-tonne au total, arrivent au laboratoire de paléontologie du Muséum : Ben est à Bruxelles ! (photo : Thierry Hubin / IRSNB)
  • La Plateoteam : l’équipe de paléontologues et techniciens qui a dégagé les ossements et reconstitué le squelette  de Ben (photo : IRSNB)
  • Aldo fabrique une armature sur mesure pour Ben (photo : IRSNB)

Ben le platéosaure est un squelette authentique provenant de la Ville de Frick, en Suisse. Il a été baptisé du nom du paléontologue qui l’a découvert – Ben Pabst. Pendant 18 mois, la Plateoteam, une équipe de paléontologues et de techniciens du Muséum des Sciences naturelles, a travaillé pour dégager les ossements et reconstituer le squelette. Depuis décembre 2017, il est exposé de façon permanente dans la Galerie des Dinosaures.

Mesurant 6,4 mètres de long et ayant vécu il y a environ 210 millions d’années, c’est l’un des plus grands dinosaures du Trias (ses prédécesseurs ne dépassaient pas 1,5 m). C’est aussi et surtout l’un des tout premiers « longs cous ». Il appartenait en effet à la lignée des prosauropodes, les précurseurs des sauropodes comme Diplodocus. Il avait une longue queue et un cou déjà relativement allongé. Sa grande taille lui permettait de se nourrir d’une large variété de végétaux (mais il mangeait probablement presque tout ce qui lui tombait sous la dent : insectes, petits animaux…). Il était probablement bipède. Il vivait en troupeaux et pouvait se défendre grâce aux puissantes griffes de ses pattes avant.

Des scientifiques passionnés
  • Le paléontologue belge Pascal Godefroit sur le chantier de fouilles
  • Vue sur la Galerie des Dinosaures, avec une borne multimédia

Qui mieux que celui qui a découvert ou étudié un dinosaure peut vous donner des détails insolites sur cet animal et vous faire partager son enthousiasme ? Faites la connaissance des dinosaures polaires avec le Canadien Phil Currie, partez à la chasse aux œufs de Maiasaura avec l'Américain Jack Horner, suivez les explications du Britannique David B. Norman sur la posture d’Iguanodon bernissartensis, rencontrez les derniers dinosaures russes avec le Belge Pascal Godefroit… Au total, ce sont huit interviews filmées que vous pourrez visionner dans la salle.

Stan le T. rex
  • Close up du T. rex dans la Galerie des Dinosaures
  • Tyrannosaurus rex dans la Galerie des Dinosaures
  • Prévisualisation du buste en papier de T. rex (copyright : IRSNB)

Le spécimen exposé dans notre salle est une réplique de Stan, le tyrannosaure mâle le plus complet et le plus grand (12,2 m de long et 3,7 m de haut) découvert à ce jour. Il vient de la Hell Creek Formation, dans le Dakota du Sud (USA).

Ce squelette porte les traces de nombreuses blessures : côtes cassées et ressoudées, vertèbres cervicales fusionnées ou immobilisées par un surplus d’os et, à l’arrière du crâne, un trou qui correspond parfaitement… à une dent de Tyrannosaurus rex ! La plupart de ces blessures ont pu être infligées par d’autres tyrannosaures mais il y a survécu : elles étaient guéries ou en voie de guérison à sa mort.

Ne manquez pas les 2 interviews consacrées au T. rex, sa croissance, son anatomie, son mode de vie…

Les dinosaures à plumes
  • ‘Sinosauropteryx prima’ (moulage)
  • ‘Caudipteryx zoui’ (sculpture)
  • ‘Archaeopteryx lithographica’ en plaque (moulage)
  • ‘Archaeopteryx lithographica’ (moulage)

Tous les dinosaures n'ont pas disparu : les oiseaux descendent de théropodes (pour certains, ce sont même comme des dinos à part entière) ! Entre autres preuves, la présence de plumes plus ou moins évoluées sur le corps de ces dinosaures carnivores. Depuis 1996, des gisements du sud-est de la Chine en livrent des fossiles d’une telle qualité que sur certains, on distingue les traces d’un plumage.

Sinosauropteryx n’avait qu’un duvet formé de simples filaments creux. Il lui permettait de conserver sa chaleur corporelle, pas de voler. Caudipteryx non plus ne volait pas : les longues plumes symétriques de ses bras très courts et de sa queue étaient surtout ornementales. Mais avec les plumes asymétriques de ses ailes, Archaeopteryx, découvert en Allemagne, pouvait planer de branche en branche.

La météorite de Mont-Dieu
  • Tranche de la météorite du Mont-Dieu
  • La météorite du Mont-Dieu

Le « fragment » exposé – 435 kg quand même ! – provient d’une météorite découverte, morcelée, dans le nord de la France, près de la forêt du Mont-Dieu. Entière, elle dépasserait les 800 kg, ce qui en fait l’une des plus grosses d’Europe.

Néanmoins, comme vous l'explique le Belge Philippe Claeys dans son interview, on est loin des 10-12 km de diamètre de la météorite qui s’est écrasée au large du Mexique à la fin du Crétacé et a participé à l’extinction, entre autres, des dinosaures, ptérosaures, mosasaures, ammonites…

Go to top