Exposition d'été « Kijk, een walvis (Regarde, une baleine) » au Coq

Exposition d'été « Kijk, een walvis (Regarde, une baleine) » © IRSNB/K. Moreau
08/07/2019
Exposition d'été « Kijk, een walvis (Regarde, une baleine) » au Coq
post by
Kelle Moreau

Du 1er juillet au 31 août 2019, se tient l'exposition « Kijk, een walvis » (Regarde, une baleine) au centre communautaire « ‘t Schelpestik » au Coq (Vosseslag 131, 8420 Le Coq). L'échouage local de la baleine Antonius en octobre 2018 est à l'origine de cette initiative. Plusieurs parties du squelette de cet impressionnant animal sont depuis revenues au Coq, formant l'épine dorsale de l'exposition. La municipalité du Coq n'a pas ménagé ses efforts pour rassembler une collection unique d'os de mammifères marins et d'objets liés aux baleines. L'exposition peut être visitée gratuitement tous les jours de 10 h à 13 h et de 14 h à 17 h. Une activité pour les mois d'été !


Antonius

Le 24 octobre 2018, la carcasse d'un Rorqual commun Balaenoptera physalus a été repérée dans la partie belge de la mer du Nord. Comme elle flottait dans une voie de navigation très fréquentée, il a été décidé de l'échouer de façon contrôlée. Le 25 octobre, vers 2 heures du matin, le cadavre a atteinte sa destination finale : la plage de Vosseslag, au Coq. En un jour, tout était nettoyé. Il fallait se dépêcher, car une marée de vives-eaux approchait. « Ce fut une expérience fantastique d'assister à la parfaite coopération entre de nombreux organismes gouvernementaux, à tous les niveaux de gouvernement, et des institutions scientifiques, qui a abouti à une étude scientifique approfondie et à un enlèvement rapide et efficace des restes », déclare avec fierté Jan Haelters, coordinateur du réseau belge des échouages et biologiste marin à l’IRSNB.

L'autopsie, réalisée par des vétérinaires et étudiants des universités de Gand et de Liège, et des biologistes de l’IRSNB, a montré que ce mâle presque adulte, long de 18 m et lourd d'environ 30 000 kg, était probablement décédé de mort naturelle. Wilfied Vandaele, maire du Coq, est rapidement intervenu : « J'ai immédiatement vu le potentiel de cet événement et j'ai demandé au conseil municipal la permission de faire préparer quelques parties du squelette. » L'autorisation a été accordée et la Faculté de Médecine Vétérinaire de l'Université de Gand a préparé les mâchoires ainsi qu'une nageoire pectorale et une vertèbre de la baleine, qui entre-temps avait baptisée Antonius.

Mammifères marins au Coq

Le rorqual Antonius est bien sûr l'attraction de l'exposition, mais ce n'est pas le premier mammifère marin en difficulté au large du Coq. « Un certain nombre de spécimens rares échoués au Coq ont également été préparés (au moins, certaines parties) et font maintenant partie de la collection de l’IRSNB ,» explique Olivier Pauwels, conservateur de la collection de vertébrés de l’IRSNB. Le bourgmestre Vandaele ajoute : « On nous a prêté des squelettes et des restes de mammifères marins, comme le crâne d'un jeune Orque Orcinus orca échoué chez nous en 1843. Ces spécimens illustrent la vie et les problèmes des mammifères marins dans la deuxième partie de l'exposition. »

L'IRSNB a également prêté deux crânes de Mésoplodons de Sowerby Mesoplodon bidens (une mère et un jeune, échoués à Harendijke dans la commune de Wenduine en 1933) et un du Globicéphale noir Globicephala melas (échoué au Coq en 1995). Et parce que la commune de Wenduine a une relation particulière avec le Marsouin commun Phocoena phocoena (l'espèce apparaît dans les armoiries de Wenduine), un crâne de marsouin a également été ajouté à la collection prêtée par l’IRSNB. « Grâce au rorqual Antonius et aux animaux échoués au Coq, et grâce à la coopération avec la commune du Coq, nous avons la possibilité de relier deux piliers majeurs de notre institut - la recherche et les collections - et de les mettre en lumière ensemble ! » se réjouit Kelle Moreau, biologiste marin et porte-parole de l’IRSNB.

Informations et activités complémentaires

Enfin, les employés du Coq ont également visité le centre océanographique néerlandais Ecomare à Texel. Quelques squelettes de dauphins y ont été empruntés, ainsi qu'une série d'ustensiles historiques liés à la chasse à la baleine. En marge de l'exposition, un certain nombre d'autres activités sont également organisées, comme des ateliers créatifs pour les enfants et une randonnée à vélo et à pied.

Ce qui rend unique l'exposition « Kijk, een walvis », c'est la combinaison unique de l'histoire (et des parties du squelette) d'Antonius avec diverses autres histoires biologiques et historiques, racontées au moyen d'artefacts rares et de textes en néerlandais, et complétées par diverses activités. Une activité estivale fortement recommandée pour les jeunes et les moins jeunes !

S'abonner à Royal belgian Institute for natural Sciences News
Go to top