Le virus de l'hépatite B répandu chez l'homme bien plus tôt qu'on ne le pensait

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Hepatitis B virus
08/10/2021
Le virus de l'hépatite B répandu chez l'homme bien plus tôt qu'on ne le pensait
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Reinout Verbeke

Le virus de l'hépatite B (VHB) s'est propagé au sein des populations humaines bien plus tôt qu'on ne le pensait, a réussi à démontrer une nouvelle étude publiée dans la revue Science, à laquelle ont participé deux chercheurs belges.

La maladie n'a ainsi pas commencé sa propagation chez les Hommes durant le Néolithique (période située en Europe de 6000 à 3000 AC, synonyme des premières réelles sédentarisations), mais bien plus tôt déjà, chez les chasseurs cueilleurs du début de l'Holocène, correspondant à la fin de la dernière glaciation (10.000 AC).

L'équipe internationale de chercheurs à l'origine de la découverte, dirigée par plusieurs scientifiques de l'Institut Max-Planck de science de l'histoire humaine (Allemagne), a étudié l'évolution du génome du VHB sur 137 échantillons humains atteints d'hépatite, originaires d'Europe, d'Asie et des Amériques, les plus vieux remontant à 10.500 ans et les plus récents à 400 ans. Deux chercheurs de l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB) ont également participé à l'étude.

L'équipe de recherche a ainsi eu accès au matériel génétique de deux échantillons de squelettes belges. L'un provenant d'un squelette mésolithique du site du Petit Ry à Malonne près de Namur, daté de 9270 AC et conservé dans les collections de l'IRSNB et l'autre étant une dent d'un individu enterré au cimetière de la cathédrale Saint-Rombaut de Malines, datée d'entre la fin du 15e et le début du 17e siècle.

Les recherches ont montré que la propagation et l'évolution du virus correspondent aux flux migratoires connus des populations des dix derniers millénaires, et permettent également de mieux appréhender des schémas de migration inconnus.

« Il est probable que le virus ait été transporté par les premiers migrants asiatiques vers l'Amérique à la fin de la période glaciaire. L'étude montre également que le virus était déjà répandu en Europe il y a dix mille ans », renseigne l'Institut Max-Planck.

« On pense souvent que de nombreux agents pathogènes ont commencé à se propager à l'Homme au moment de sa sédentarisation durant le Néolithique », explique le coauteur de l'étude Johannes Krause, directeur du département d'archéogénétique à l'Institut Max Planck. Mais dans le cas de l'hépatite B, ce n'est donc pas tout à fait juste.

Depuis, certains génotypes de l'hépatite préhistorique sont devenus obsolètes, tandis que d'autres sont restés plus ou moins inchangés jusqu'à aujourd'hui. Dernièrement néanmoins, un ancien génotype est réapparu chez certains patients atteints du sida, sans que l'on ne sache trop pourquoi.

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