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Le phasme en train de pondre
16/01/2015
Des œufs de phasmes dans des oothèques !
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Reinout Verbeke

Des scientifiques belges ont pu filmer au Vietnam un phasme femelle en train de produire une oothèque, c.-à-d. de pondre plusieurs œufs dans une même coque. Cette stratégie n’avait encore jamais été observée chez ces maîtres du camouflage. Normalement, les femelles déposent des œufs individuels qui ressemblent à des graines. L’oothèque rend les œufs moins sensibles aux parasites, aux prédateurs et à la sécheresse, comme l’écrivent les entomologistes dans la revue Nature Scientific Reports.

Très tôt dans l’évolution des insectes, par sélection naturelle, le camouflage des phasmes (Phasmatodea) s’est développé jusqu’à ce qu’ils se confondent avec des feuilles, de fines branches ou des écorces. Même leurs œufs, avec leur coquille dure, ressemblent à des graines. Certaines femelles déposent leurs œufs au sol ou dans des crevasses, ou les collent sur une surface, ou encore les piquent sur une feuille.

Deux entomologistes de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique ont découvert – et c’est une première ! – un phasme femelle qui produit une oothèque, une coque dans laquelle sont rangés une trentaine d’œufs. D’autres insectes (criquets, mantes religieuses et blattes) sont connus pour produire de telles oothèques mais dans le cas des phasmes, il s’agit d’une innovation évolutive tout à fait inattendue.

« Avec une oothèque, les guêpes parasites peuvent plus difficilement s’en prendre aux œufs en les piquant, ce qui arrive normalement dans 40 à 80 % des cas », explique Jérôme Constant, l’un des deux entomologistes. « La coque protège aussi de la sécheresse. Et les oiseaux ne la confondent pas avec des graines. »

Jérôme Constant et Joachim Bresseel ont découvert l’espèce – qui n’est pas encore officiellement décrite mais appartient à la sous-famille des Korinninae – lors d'une expédition au Vietnam en 2013. Pour l'étude publiée dans Nature Scientific Reports, ils ont travaillé avec des collègues allemands et suisses. Constant et Bresseel avaient déjà décrit fin 2014 le deuxième plus grand insecte du monde, le phasme Phryganistria heusii yentuensis, également en provenance du Vietnam.

 

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