Les images d’un nouveau satellite européen intéressent les scientifiques de la mer du Nord.

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Image du port de Zeebruges, prise par le satellite Sentinel-2A le 6 juillet 2015 (Photo : ESA)
03/08/2015
Les images d’un nouveau satellite européen intéressent les scientifiques de la mer du Nord.
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Reinout Verbeke

Les images de Sentinel-2A, un satellite de l’ESA lancé au mois de juin, sont très utiles à la recherche sur les milieux marins et côtiers. C’est l’avis de notre collègue, le bioingénieur Dimitry Van der Zande,  qui a présenté les premières images à Milan. En effet, bien que le satellite ait été conçu pour des observations terrestres, il ouvre également des possibilités dans l’étude des régions côtières.

Le 23 juin 2015, l’Agence spatiale européenne a lancé, depuis le Centre Spatial Guyanais, le nouveau satellite européen Sentinel-2A dans le cadre de Copernicus, le programme européen d'observation de la Terre. Il sera rejoint en 2016 par Sentinel-2B et, pendant cinq jours, les deux satellites prendront des images de toute la planète, avec une précision de dix mètres. Détectant les couleurs, les satellites permettront aux scientifiques d’observer des changements dans les paysages et la végétation. Mais des chercheurs en sciences marines y voient d’autres applications…

L’étude des eaux côtières

Quelques experts ont pu visionner les premières images de Sentinel-2A et y ont vu de nombreuses applications opérationnelles et scientifiques possibles. Sentinel-2 pourrait ainsi aider à mieux gérer les ressources naturelles en observant les différences entre les masses terrestres et océaniques au fil du temps. « Les satellites pourront également surveiller la qualité des eaux des mers », explique Dimitry Van der Zande de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB). « Les premières images de Sentinel-2A – qui ne sont même pas encore totalement calibrées – ont du potentiel en matière de cartographie des transports des sédiments dans les eaux côtières et intérieures de la Belgique. »

Des éoliennes en mer du Nord

L’Europe s’est engagée à atteindre 20 % d’énergie renouvelable dans sa consommation totale d’énergie d’ici 2020. Cela a amené plusieurs pays à construire des parcs éoliens en mer du Nord et nécessite des rapports sur les incidences environnementales. Pour Dimitry Van der Zande, « les images en haute résolution permettent maintenant d’observer ces parcs éoliens à partir de l’espace et de surveiller ainsi la qualité de l’eau autour des éoliennes. » Le parc éolien C-Power du Thorntonbank, à 28 km au large de Zeebruges, a été sélectionné comme zone d’essai pour la nouvelle génération de senseurs placés dans les satellites tels que les Sentinel-2. Les données du nouveau satellite aideront à suivre les changements dans la qualité des eaux autour du parc éolien et complèteront les données des systèmes radiométriques installés par l’IRSNB  à Thorntonbank et sur la plate-forme MOW1 (près de Zeebruges), et intégrés au réseau AERONET-OC.

Dragages

Les images en haute résolution permettent également le suivi des travaux de dragage dans les ports et canaux. Ce dragage est essentiel pour la navigation et l’économie, et doit être tenu à l’œil. Une image du port de Zeebrugge, prise par Sentinel-2A, montre des navires, leur sillage et le matériel dragué et déposé dans le port. « Vous pouvez même observer la façon dont les sédiments déferlent dans le port », constate Van der Zande. « Cette image est particulièrement intéressante pour les ingénieurs et les scientifiques qui développent des modèles afin de mieux comprendre le transport des sédiments. Les données de ce genre seront très précieuses pour la validation des modèles de transport et l’amélioration du dragage. »

 

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