Haut lieu à insectes observé à Bruxelles

Zygaena filipendulae au Jardin Massart à Auderghem. (Photo : Isabelle Sauvage)
12/01/2016
Haut lieu à insectes observé à Bruxelles
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Reinout Verbeke

En moins d’un an, mille espèces d’insectes et d’araignées ont été recensées dans le Jardin Botanique Jean Massart à Bruxelles. « Ce jardin est un haut lieu de la biodiversité », témoigne  Alain Drumont  de notre Institut.

Situé à Auderghem, le Jardin Botanique Jean Massart jouxte la forêt de Soignes. D’une superficie d’à peine cinq hectares, il a été aménagé en 1922 par le botaniste Jean Massart, un écologiste avant la lettre. Ce jardin offre une grande variété d’arbres et de plantes indigènes et exotiques.

Bruxelles Environnement (IBGE) a chargé notre Institut d’en inventorier les insectes et araignées avec comme ligne de mire l’objectif que mille espèces puissent y être répertoriées. Grâce au dévouement d’un collaborateur scientifique Hugo Raemdonck ainsi que d’une trentaine d’entomologistes bénévoles qui ont participé à l’identification du matériel récolté,  ce nombre a été atteint en moins d’un an ! Alain Drumont explique : « En comparant ces données avec celles fournies par d’autres inventaires, on réalise que ce « petit » terrain représente sans conteste un haut-lieu de la biodiversité ! En outre, certaines familles d’insectes herbivores sont représentées par un nombre particulièrement élevé d’espèces différentes (ce qui est assez logique dans un Jardin Botanique comprenant bien plus de variétés différentes de plantes qu’un jardin classique). » Ainsi, les biologistes ont recensé dans le Jardin Massart un cinquième de toutes les espèces belges de longicornes et de charançons. Pour les syrphides, c’est plus d’un quart de toutes les espèces belges, et pour les coccinelles, presque un tiers !

Les entomologistes ont également pu inventorier des espèces très rares, qui n’ont été observées en Belgique que récemment ou qu’à quelques occasions. Et concernant la famille des mycétophilides, dont les larves vivent dans les champignons, ils ont même découvert pas moins de 25 espèces jusqu’alors inconnues en Belgique ! Alain Drumont conclut : « Une telle richesse entomologique est exceptionnelle à Bruxelles – et même en Belgiqueet mérite donc d’être bien protégée. »

En répétant cette enquête dans quelques années, les biologistes pourront déterminer si et comment ces populations d'insectes auront évolué.

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