Les collections de sciences naturelles sous la lumière UV

 Photo d'un spécimen de Storena formosa prise avec 2 flash et 2 lumières UV de 395 nm. (Photo: Jonathan Brecko)
26/08/2016
Les collections de sciences naturelles sous la lumière UV
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Jonas Van Boxel

Une équipe de chercheurs de notre Institut a testé l’utilisation de la lumière UV lors de la digitalisation de collections de sciences naturelles. L’éclairage UV met en évidence les parties fluorescentes chez certains animaux et pourrait ainsi devenir un nouvel outil dans la recherche taxonomique. En plus, cette méthode génère des images plus détaillées.

Cliquez sur le lien à la fin de l’article pour découvrir ces espèces qui se révèlent sous la lumière UV !

Lors de la digitalisation de spécimens de collections de sciences naturelles – au moyen de photos (prises notamment par focus stacking) ou scans 3D –, les scientifiques essaient d’obtenir les images les plus détaillées. Mais pour nous humains, les spectres ultraviolet et infrarouge ne sont pas visibles à l’œil nu, tandis que les rats, insectes et araignées perçoivent l’ultraviolet et certains serpents l’infrarouge.

C’est pourquoi, des chercheurs de notre Institut et du Musée royal d’Afrique centrale ont utilisé la lumière de jour ainsi que la lumière UV lors de la digitalisation des collections. En effet, beaucoup de spécimens deviennent (au  moins en partie) fluorescents sous la lumière UV, montrant des différences, jusqu’à présent cachées, entre mâles et femelles, entre exemplaires attribués faussement à la même espèce…, ce qui peut s’avérer très utile pour les taxonomistes, les scientifiques qui décrivent et classifient les espèces.

L’équipe a également découvert que, combinée avec du matériel photographique simple, l’exposition à la lumière UV de différentes longueurs d’onde produit des images plus détaillées. Il suffit ensuite, pour compenser le changement des couleurs induit par la lumière UV, d'ajouter des filtres colorés ou de convertir la photo en noir et blanc.

La lumière UV a un effet presque magique sur certains arthropodes. Elle renforce le vert du phasme Neoharisea sp. et fait ressortir les détails des ailes de la sauterelle Dictyophorus griseus, du ventre de Storena formosa, ainsi que les poils et certaines parties des pattes chez l’araignée solifuge Solpugema hostiles.

L’étude est parue dans la revue scientifique PLOS ONE.

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