Résultats de la surveillance aérienne 2016

Avion OO-MMM
30/03/2017
Résultats de la surveillance aérienne 2016
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Sigrid Maebe

En 2016, l’IRSNB a effectué au total 273 heures de vol pour observer la mer du Nord depuis les airs. Nos opérateurs ont repéré 33 cas de pollution provenant de navires : 13 déversements opérationnels et 20 déversements accidentels. Nous avons également contrôlé les émissions de soufre en mer et repéré ainsi 120 navires présentant une quantité élevée et suspecte de soufre dans leurs gaz d’échappement. L’Unité de gestion du modèle mathématique de la mer du Nord de l’IRSNB, qui est responsable de la surveillance aérienne en mer, a compilé les résultats de 2016.

En 2016, dans le cadre du programme belge d’observation aérienne en mer du Nord, 273 heures de vol ont été effectuées en mer. Sur ce total, 239 heures ont été effectuées dans le cadre des missions de contrôle assumées par la garde côtière belge dans les zones maritimes belges et voisines. 25 heures ont été consacrées à des vols internationaux à la demande des Pays-Bas et 9 heures au suivi scientifique de mammifères marins. Sur les 239 heures de vol de la garde côtière, 40 heures ont été consacrées au contrôle de la pêche, 110 heures au contrôle des émissions de soufre par les navires, et les 89 heures restantes au contrôle de la pollution par les hydrocarbures et d’autres substances toxiques.

Pollution maritime opérationnelle

En 2016, 13 des 33 cas de pollution maritime constatés provenaient d’un déversement opérationnel de navire.

  • 2 cas de pollution opérationnelle par les hydrocarbures ont été constatés en 2016. Il s’agissait de faibles quantités d’hydrocarbures ayant un impact limité sur l’environnement. Ces résultats sont conformes à la tendance générale observée ces dernières années, qui indique une baisse du nombre annuel de constats de pollution maritime opérationnelle.
  • Dans 6 cas, il s’agissait d’un déversement d’une substance toxique autre que des hydrocarbures. Dans 3 cas, la nappe a pu être reliée à un navire, mais il s’agissait à chaque fois d’un déversement autorisé. Dans les autres cas, il n’y avait pas de navire dans les environs permettant d’y associer la nappe.
  • Dans 5 cas, une nappe a été observée sans que l’on puisse déterminer visuellement de quelle substance il s’agissait. Dans un de ces cas, il s’agissait d’une nappe aperçue dans les eaux suédoises lors d’un vol de transit.

Pertes accidentelles d’hydrocarbures

Après l’incident du 6 octobre 2015 lors duquel le pétrolier Al Oraiq est entré en collision avec le Flinterstar, entraînant le naufrage de ce dernier à proximité du port de Zeebrugge, l’épave a été ramenée à la surface durant l’été 2016. Durant la période précédant et suivant les opérations de renflouement, il était important d’observer le site du Flinterstar régulièrement depuis les airs et de contrôler les éventuelles nouvelles pertes accidentelles d’hydrocarbures provenant de l’épave. Heureusement, aucune perte importante d’hydrocarbures n’a été constatée durant toute la période de surveillance et de renflouement du Flinterstar. Toutefois, 20 pertes accidentelles d’hydrocarbures plus restreintes et ne pouvant être combattues ont été observées en provenance de l’épave. 

Emissions de soufre

Après l’achat et la livraison d’un capteur dit « renifleur » mis au point spécialement à cet effet, l’UGMM a organisé d’août à novembre 2016 un contrôle régulier des émissions de soufre des navires en mer du Nord, et ce, dans le cadre du projet Compliance Monitoring (CompMon) subventionné par le programme européen CEF. 135 heures de vol opérationnelles ont été effectuées (110 heures en territoire belge et 25 heures en territoire néerlandais) et les émissions de soufre de plus de 1300 navires ont été mesurées. 120 navires présentant des valeurs de soufre suspectes ont été repérés.

Les résultats et les expériences de cette campagne CompMon montrent que les résultats des opérations de surveillance peuvent être utilisés efficacement pour identifier les navires présentant des valeurs de soufre suspectes en mer, de sorte qu’ils puissent subir une inspection ciblée à bord dans leur prochain port d’escale européen. Ces efforts et ces résultats notables permettent d’affirmer que la Belgique – donc l’UGMM – s’est positionnée, aux côtés d’un petit groupe d’autres pays européens, en chef de file  international en ce qui concerne le contrôle des émissions de soufre des navires.

Nappes d’hydrocarbures dans les ports belges

Lors des vols de transit, 2 nappes d’hydrocarbures ont également été observées dans le port d’Anvers, ainsi que 3 dans le port d’Ostende. Ces nappes ont immédiatement été signalées aux autorités compétentes en vue d’un suivi adéquat.

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