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Portret de Gustave Gilson, explorateur de la mer du Nord et ancien directeur de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique
1. Collections belges

Les collections belges – au total, environ un million de spécimens, principalement des mollusques – sont conservées à part. Une quantité importante de matériel fut récoltée par Gustave Gilson, ancien directeur de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, qui fut également l’un des premiers océanographes belges. Il effectua des prélèvements systématiques d’échantillons en mer du Nord entre 1898 et 1939, et mena des recherches sur l’influence de l’environnement sur les organismes vivants de la mer du Nord ainsi que sur l’impact de la pêche sur les populations de poissons. Sans oublier bien entendu que de nombreux autres chercheurs ramenèrent à leur tour des spécimens à l’issue de leurs expéditions dans les eaux ou sur le sol belges ; c’est encore le cas aujourd’hui. La collection est répertoriée de manière systématique et se compose de collections sèches et humides.

 

 

En accord avec la philosophie de l’IRSNB, des collections de référence ont également été (et sont encore) rassemblées en provenance de tous les coins du monde. C’est ainsi que nous possédons des spécimens ramenés par les membres de nombreuses expéditions scientifiques à l’étranger : la célèbre expédition de la Belgica dans les régions polaires, l’expédition Mercator de 1935-1938, l’exploration hydrobiologique du lac Tanganyika (1946-1947), l’expédition océanographique de Mbizi (1948-1949), les expéditions dans les parcs nationaux du Zaïre (1933-1957) et à Laing Island en Papouasie–Nouvelle-Guinée (1976-1994)… Sans oublier d’innombrables expéditions plus modestes, la plupart vers des régions exotiques.

Les spécimens secs (coquillages) de ces expéditions sont conservées dans près de 3 000 tiroirs en bois, tandis que les spécimens humides (spécimens complets avec leurs organes internes) sont conservés dans quelque 10 000 bocaux en verre. Toutes les collections sont répertoriées de manière systématique. 

Coquilles belges dans la collection Dautzenberg
2. Collection Dautzenberg

D’autres collections, achetées par notre Institut ou qui nous ont été offertes, sont conservées séparément. La collection la plus célèbre est celle de Philippe Dautzenberg (1849-1935), un des plus célèbres malacologues amateurs de son époque. En juin 1935, notre Institut (qui s’appelait encore à l’époque le « Musée Royal d’Histoire naturelle ») acheta la majeure partie de la collection réalisée par Dautzenberg : près de 40 000 espèces, dont 7 000 fossilisées, ainsi que la bibliothèque qui l’accompagnait, au total quelque 8 000 publications. Quelques autres chiffres impressionnants donnent une idée de l’ampleur de la collection : 300 000 lots, 4,5 millions de spécimens, classés dans près de 2 000 tiroirs, la plupart ouverts. Les spécimens se trouvent aujourd’hui encore dans leurs petites boîtes en carton vert ou dans leurs tubes de verre fermés à l’aide de bouchons de liège ou de coton. Chaque lot est encore accompagné des étiquettes d’origine écrites à la main.

 

 

 

La collection est divisée de manière taxonomique ; afin de faciliter toute recherche, des collaborateurs de l’IRSNB – sous la direction d’anciens curateurs, le Dr. E. Leloup et le Prof. Dr. W. Adam – ont mis au point un double système de fiches. Le premier est classifié par espèces ou sous-espèces, le second par régions géographiques : les deux systèmes totalisent quelque 85 000 fiches. La Collection Dautzenberg dans son ensemble peut être consultée sur place. Elle n’est hélas pas encore digitalisée : cette opération constitue un de nos prochains objectifs… Un travail de titan !

La bibliothèque Dautzenberg peut elle aussi être consultée à l’aide d’un système de fiches. Elle contient presque tous les ouvrages consacrés à la malacologie (étude des mollusques) jusqu’à 1934, y compris quelques ouvrages très rares et précieux. Même à l’époque de l’informatisation et de la digitalisation, cette collection reste un précieux outil pour les malacologues du monde entier. On peut consulter la bibliothèque après avoir pris rendez-vous avec le conservateur Yves Samyn. La bibliothèque sera digitalisée dès que les moyens nécessaires à cet effet seront disponibles. 

3. Autres collections privées

L’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique conserve également d’autres collections privées. Parmi celles-ci, les plus remarquables sont : la riche collection de chitons de R. Van Belle, la collection de coquillages d’Asie du Sud réalisée par G. Poppe, les collections de Monsieur et Madame Buyle et les collections de R. Marquet, pour n’en citer que quelques-unes.

4. Aperçu

Notre but est de posséder des représentants de tous les taxons d’invertébrés ; nous possédons du matériel appartenant à presque tous les groupes principaux. Ci-dessous un aperçu des collections (qui ne reprend pas les mollusques, voir ci-dessus). Ici aussi, les collections belges sont conservées séparément. 

Details

On alcohol preserved lobsters
O. Arthropoda > Crustacea (crustacés) : Branchiopoda (branchiopodes, parmi lesquels crevettes et cladocères (ou puces d’eau)), Ostracoda (ostracodes, poux marins, crevettes marines), Copepoda (copépodes), Cirripedia (cirripèdes ou balanes), Amphipoda (amphipodes, caprelles, cyamidés (« poux des baleines »), crevettes d’eau douce), Isopoda (cloportes, armadilliidés), Decapoda (décapodes parmi lesquels homards, écrevisses, crabes, crevettes)
  • De quoi s’agit-il ? Les crustacés forment un groupe très varié qui, tout comme les autres arthropodes, est caractérisé par un exosquelette qui est régulièrement remplacé durant la croissance. Ils se différencient des insectes, des myriapodes et des chélicérates (armés de chélicères venimeuses, comme chez les arachnides) par le fait que leurs membres extérieurs se composent de deux parties ; ils se différencient en outre des chélicérates par le fait que leurs membres extérieurs se composent de deux parties courbées. La majorité des crustacés vit une libre dans les mers et les océans, mais il existe également des espèces d’eau douce, des espèces semi-aquatiques et des espèces franchement terrestres (comme les cloportes).
  • Dans nos collections : l’IRSNB possède de riches collections de crustacés. Dans la classe des Malacostraca (crustacés supérieurs) nous possédons d’importantes collections de décapodes (crabes, crevettes, etc.), d’Euphausiacés (krill), d’amphipodes (plus particulièrement des spécimens provenant de l’Antarctique), de Cumacea, d’isopodes, de Mysida et de Tanaidacea. Dans la classe des maxillopodes, nous pouvons franchement prétendre que nos collections sont assez impressionnantes, avec des spécimens provenant de toutes les régions du monde. Il en va de même en ce qui concerne les ostracodes, avec des collections significatives d’espèces d’eau douce et d’eau de mer.
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