Extraction sable et gravier

Image multibeam d'un banc de sable

L’exploitation du sable et du gravier en mer a commencé en Belgique en 1976 (29 000 m³). L’extraction a crû avec les années pour atteindre, aujourd’hui, près de 1 600 000 m³. L’intérêt croissant pour le sable marin s'explique par l'épuisement des exploitations de sable sur la terre ferme.

A cause des imperfections du gravier dans les eaux belges (la taille des grains est trop petite), c’est surtout le sable qui est exploité. Le sable de mer est utilisé dans le secteur de la construction. Pour les grands travaux d’infrastructure, comme la pose de conduites de gaz, des grandes quantités de sable ont été nécessaires dans les années 90.  Enfin, la Communauté flamande utilise aussi le sable pour la gestion des plages et la protection de la côte. L'exploration et l’exploitation se font dans des zones bien délimitées du plateau continental belge.

Pour obtenir une autorisation d'exploitation de sable et de gravier, il faut, selon la nouvelle législation, présenter une demande de concession et un rapport d’incidence sur l'environnement. Ce rapport d’incidence est évalué par la DO Nature (UGMM) qui examine si l’activité est acceptable pour le milieu marin. Cette évaluation est transmise au ministre compétent pour le milieu marin, qui à son tour remet un avis au ministre fédéral de l’Économie. L’avis du ministre compétent pour le milieu marin est contraignant : si l’avis est négatif, la concession ne peut être délivrée.

Les concessions génèrent une redevance utilisée par l’autorité pour l’étude continue de l’influence des exploitations sur le milieu marin. C’est pour ça que la DO Nature étudie, à l’aide de modèles mathématiques, le transport du sédiment perturbé par les exploitations. Ces études ont pour but de définir les conditions d’un développement durable et de faire la différence entre l’impact humain et la variabilité naturelle à cause, par exemple, des tempêtes.

Chaque bateau de dragage doit être équipé d'un système d'enregistrement automatique, une  « boîte noire ». Ces boîtes enregistrent automatiquement les paramètres suivants : identification du bateau, trajectoire, date, heure, position, vitesse, statut des pompes de dragage. La gestion de l'appareil d'enregistrement et le traitement des données sont assurés par la DO Nature pour le compte du SPF Économie. Ces données permettent de vérifier si les conditions de l’arrêté de concession sont respectées.

Dans le cadre international, les effets de l’exploitation de sable et gravier en mer sont étudiés par le groupe de travail WGXT du CIEM, dont la DO Nature est membre actif. En plus, dans le cadre de la Convention OSPAR, il est stipulé que les États membres doivent tenir compte des directives du CIEM, étant donné que l’extraction de sable et gravier est une activité humaine avec des effets possibles sur les écosystèmes et les habitats marins.

Brochure Exploitation de sable et de gravier dans la partie belge de la mer du Nord.

Pour plus d’informations, nous vous conseillons de visiter le site spécialisé du Service scientifique Unité de Gestion du Modèle Mathématique de la Mer du Nord.

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