Biologie de la conservation

La biologie de la conservation est une science multidisciplinaire relativement récente, qui s’est développée pour répondre aux besoins nés de l’actuelle crise de la biodiversité. Son objectif est d’évaluer l’impact des activités humaines sur la biodiversité et de mettre au point des mesures correctives. La recherche est dirigée sur les espèces et les écosystèmes menacés.

Biologie de conservation
Espèces et populations menacées

La biologie de la conservation contribue directement à la conservation d’espèces ou de populations vulnérables en mettant au point des programmes de conservation et en participant à l’exécution de ceux-ci. Le programme ne concerne qu’un nombre limité de groupes de plantes ou d’animaux, dont la sélection est déterminée en fonction des contraintes liées aux priorités en matière de conservation ou en fonction de l’expérience accumulée par nos scientifiques.

Les projets actuellement menés le sont dans le cadre de l’application de la Convention de Bonn et se concentrent sur des espèces migratrices gravement menacées, à savoir la mégafaune sahélo-saharienne d’une part, et la mégafaune des zones arides d’Eurasie centrale d’autre part. D’autres projets en cours concernent l’étude de l’étho-écologie du Bonobo, Pan paniscus, du Macaque crabier en Asie, Macaca fascicularis, du Gorille de l’Ouest, Gorilla gorilla, du Lynx d’Eurasie, Lynx lynx, des lépilémurs, Lepilemur spp, et du Nasique, Nasalis larvatus. Les projets terminés concernaient la conservation du Phoque moine de Méditerranée, Monachus monachus, de la Gélinotte des bois, Bonasa bonasia, en Ardenne, du Sabot de Vénus, Cypripedium calceolus, des gorilles…

Biologie de la conservation
Identification et évaluation des communautés vulnérables

Les projets actuellement en cours comprennent la mise au point d’une typologie des habitats, initiée pour l’Europe dans le cadre du Programme CORINE des Communautés européennes, étendue à la Région paléarctique en collaboration avec le Conseil de l’Europe et la Convention de Barcelone, et actuellement adaptée à plusieurs continents. Nous menons également des projets de validation centrés sur les relations entre les typologies des habitats et les éléments faunistiques, de même que sur l’évaluation des facteurs d’échelle ; il est fait appel à plusieurs bio-indicateurs, parmi lesquels la microfaune du sol, des orthoptères, des amphibiens et des reptiles, des oiseaux, des chauves-souris et des primates.

Biologie de conservation
Gestion intégrée et bio-indicateurs

Ce programme s’intéresse à l’incorporation de données biologiques dans les programmes de conservation, et leurs interactions avec les contraintes économiques et sociales. Les études destinées à soutenir la mise en application des directives européennes concernant les oiseaux sauvages, la faune, la flore et les habitats entrent dans ce programme, ainsi que les études destinées à soutenir la mise en application de la Convention de Bonn, la Convention de Berne et la Convention sur la Biodiversité. Le programme comprend également des études relatives au réseau écologique dans les zones urbaines et suburbaines, de même que des projets de gestion, d’amélioration et de restauration de sites importants pour la conservation des chauves-souris, et la mise au point de plans de gestion pour des réserves naturelles appartenant à des organisations non-gouvernementales.

Biologie de conservation
Evolutions à long terme et le suivi des espèces, populations et habitats

Ce programme exploite les opportunités offertes par la structure administrative de notre Institut afin de poursuivre la recherche sur de plus longues périodes ; il inclut des projets en cours de manière continue depuis déjà plusieurs décennies. Les principaux projets concernent l’étude de la distribution des chauves-souris, de leur abondance et de leur écologie en Belgique, le suivi de l’avifaune des forêts et des habitats péri-urbains, et le suivi à long terme de libellules et de demoiselles dans la Région de Bruxelles-Capitale.

Go to top